Archive de la catégorie «le monde est fou»

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Zèle ??

novembre 14, 2009

19h45 – 0°C

Voici ce qu’annonce l’ordinateur de bord de ma voiture, ce mardi, alors que je roule dans une forêt perdue des Ardennes.

Mais qu’est-ce que je fous là !!! Ma place n’est-elle pas plutot chez moi, à côté de mes enfants et de mon mari, bien au chaud….??

Du zèle ? Peut-être oui…. 7 heures supplémentaires cette semaine… et le soir bien sur…. non payées…

Travailler plus… pour gagner… moins !!

Et oui… mes frais de déplacement se font désirer depuis… mai, je n’ai pas été augmentées depuis… je ne me souviens plus… une éternité  !!

Bon j’arrête de me plaindre… c’est formidable d’être fonctionnaire !! Au moins, j’ai un boulot sur… !!

J’ai juste un diplôme reconnu BAC + 2 au lieu de Bac + 3.… et donc rémunéré au rabais….! Mais je ne me plains pas… j’ai pas choisi cette voie pour l’argent…. sinon je serai Président de la République, ou membre de ce cher gouvernement….

J’ai les vacances scolaires… donc beaucoup de vacances et toujours en même temps que mes enfants, ça c’est un choix de vie !! Mettre la priorité sur ses enfants, tout en travaillant !

Et j’ai un métier que j’adore….

…sans voiture de fonction, sans secrétariat, où on doit s’installer dans des établissements et quémander les moyens de fonctionnement: un bureau,un téléphone, un pc, une connexion internet, une armoire qui ferme,….

Ça parait pas grand chose, mais parfois, cela demande une énergie considérable et plusieurs mois pour obtenir ne serait-ce qu’un bureau décent…. (plusieurs années..?)

Alors oui, j’adore ce métier: la preuve: je fais du zèle… pour me retrouver parfois malmenée par du personnel autre que social de cette grande maison qu’est l’EN…. pour me retrouver à faire “le pompier de service” sur des situations rocambolesques… pour me retrouver face à des parents maltraitants, face à des enfants mutiques, face à des ados mythomanes…. pour me retrouver à 20h du soir en dehors de mon foyer après 2 heures de visite à domicile chez une famille accablée…

Conscience professionnelle : oui… amour du travail bien fait… envie d’avancer… et de faire avancer quelque peu ce monde où l’humain est laissé de côté, pour un profit et une société de consommation toujours plus prégnante…!

Je n’aurai pas de médaille, ni de reconnaissance de ce gouvernement qui ne sait même pas que le service social de l’éducation nationale existe…. J’aurai juste la chance de pouvoir fermer les yeux le soir en m’endormant dans mon petit nid douillet sans trop de pensées pour toutes les préoccupations de mes journées si chargées….

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Battue : dire non… pas si facile.

novembre 8, 2009

Un tout petit oiseau… On dirait un tout petit oiseau, recroquevillée dans ses plumes, comme pour exister le moins possible, comme pour être transparente, comme pour disparaitre…

Elle est là, face à moi, si jeune, si fragile, si détruite…!

Et j’ai envie d’hurler, d’hurler ma colère contre ce monde parfois si cruel, contre cet homme qui la détruit…!

Elle n’a que 22 ans, et est déjà mariée depuis 3 ans. Mariage d’amour ? “Je le connais depuis toujours” me répond-elle…. Je connais la chanson… Sauf qu’à peine après 2 semaines de mariage et son arrivée en France, il a déjà commencé… Commencé à la battre, à la violenter verbalement, physiquement…

Un petit oiseau avec malgré tout de la force, et de l’espoir… De l’espoir en ce mari qui va forcément changer… qui redeviendra comme celui qu’elle connaissait, avant le mariage… Toutes les excuses du monde lui sont trouvées : son entreprise qui bat de l’aile, une maman trop envahissante, une cohabitation avec cette dernière difficile…

Elle était alors venue me voir, sans jamais parler de violences, et on avait travaillé ensemble… Un appartement trouvé pour le couple, et l’espoir avait de nouveau grandit…: tout ira mieux !

Puis en début d’année, elle est repassée, encore plus “petite que l’année dernière”: le chômage, la maladie de sa belle-mère… tout ne va pas si bien. Mais je ne pensais pas qu’elle vivait l’enfer… comment imaginer, comment savoir quand les mots ne suivent pas…?

Hier elle a poussé ma porte, un regard fuyant, se cachant dans ses cheveux, se recroquevillant sur elle-même..Et elle n’est plus que l’ombre d’elle même… : à peine 40 kg, je ne sais pas comment elle tient… blanche, cernée, toute petite….

Son regard est profond lorsqu’elle arrive enfin à mettre les mots… regard profond et humide, accompagné de sanglots… 3 ans que cela dure, et elle n’a plus d’espoir… C’est fini, l’amour est parti, l’espoir aussi… et le courage d’affronter cette vie a fait place…

Elle va divorcer, prendre sa vie en main, dire non, refuser enfin ses violences verbales, physiques, sexuelles que ni son corps ni son esprit ne peuvent continuer à supporter… Mais elle a peur… et moi aussi !

Facile de dire : je pars, je le quitte, je me mets face à lui et je dis “c’est fini”. Encore plus facile de dire : je porte plainte, et je rentre chez moi le soir… Facile à dire, mais la réalité est toute autre…!

J’ai peur pour elle car je sens qu’elle est horrifiée à l’idée de faire ses démarches. Son regard me le dit, ses mots me le confirment : “si je rentre après ça il me tue.”

A ce moment, sa scolarité n’est pas une priorité, dommage, mais c’est sa vie qui est en jeu.

Et moi aussi je suis horrifiée tant je comprends l’ampleur de tout cela.

Comment faire dans un si petit département avec de si petites villes où tout le monde se connait ! Un si petit département avec aucune structure d’accueil spécialisée.. Comme l’aider comme il se doit, sans moyens !

Elle est comme un petit oiseau, qui va quitter son nid… un nid devenu trop dangereux pour elle… elle va prendre son envol pour survivre. Le parcours va être difficile, compliqué… Peut-être des chutes… le moins possible j’espère. Et mon envie d’hurler est toujours présente… encore plus peut-être, alors que je suis en week-end, mais que je sais que demain, 9heures, elle sera là, pour cet envol… pleine d’espoir, de peurs et de désespoir.

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Le handicap des enfants : sujet des plus difficiles.

novembre 4, 2009

Étudiante, lors de ma recherche de stage, j’ai été pour le première fois de ma vie exposée au handicap mental d’enfants. Je me suis présentée dans une structure accueillant de jeunes enfants handicapés mentaux lourds, et j’ai pris mes jambes à mon cou… Est-ce honteux de dire que cela m’effrayait, me retournait le cœur et que je me sentais incapable d’assumer une telle tache…?

L’image de l’enfant, cette “jolie tête blonde”, l’innocence, les rires, l’insouciance, le bonheur est totalement déformée face aux enfants handicapés mentaux… et même sans être mère, cette image me faisait violence.

Je me suis alors tournée vers les adultes psychotiques et ce fut une expérience extraordinaire qui m’a appris énormément !!

En tant que professionnelle, j’ai travaillé pendant 1 année dans des commissions évaluant les enfants pour leur futur orientation. Handicap physique, handicap mental, maladies graves, maladies psychiatriques, troubles du comportement, ou simple retard scolaire, j’ai vu passé des noms d’enfants à longueur de journées…

Rien que des dossiers, avec rapports médicaux et expertises psychiatriques, trop rarement rapports sociaux, mais je dois dire que cela était éprouvant de se dire que tant d’enfants n’entraient pas dans la norme pour être scolarisés en établissement ordinaire.

Je suis aussi allée plusieurs fois en visite à l’IME (Institut Médico Educatif), et à chaque fois, c’est bouleversée que j’en ressortais, tout en étant admirative du travail formidable effectué par les professionnels !

Récemment, j’ai reçu une maman et son fils de 7 ans. Et j’ai été si bouleversée, que l’image de l’enfant ne peut quitter mon esprit… Cet enfant a de graves troubles du comportement jamais réellement diagnostiqués à cause du refus des parents face au handicap. Madame me dit que son enfant dort bien, mange bien, n’a aucun souci face aux examens médicaux, a d’excellents résultats à sa prise de sang, donc qu’il n’est pas malade !

Effectivement, j’ai face à moi un grand gaillard de l’âge de ma fille, très mignon, respirant la pleine santé. Pourtant, il ne me faut qu’un quart de seconde pour me rendre compte qu’il y a “un problème“. Je comprends vite qu’il sagit d’A, le petit garçon de l’école primaire qui avait tant mobilisé d’énergie les années précédentes pour la communauté scolaire. Il faut savoir qui si les parents refusent l’orientation en établissement spécialisé préconisée par la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées), l’enfant reste scolarisé en milieu ordinaire. Voilà ce qui s’est passé pour ce petit élève : l’école a essayé de faire comprendre que sa scolarisation était impossible, pourtant, il est resté scolarisé, avec l’aide d’un AVS (assistant de vie scolaire). Sa dernière année s’est réduite à 2h par jour de scolarisation avec l’AVS tant ses difficultés augmentaient.

Finalement, en désespoir de cause, les parents ont décidé de faire confiance à l’école et à la MDPH, et ont accepté l’entrée en IME. Et là, après 15 jours de présence dans cet établissement, l’équipe est sure d’elle : cet enfant est dans un tel point de souffrance et de troubles comportementaux qu’il a besoin d’une hospitalisation d’urgence en hôpital psychiatrique !

J’ai donc devant moi cette maman désespérée par la situation… son enfant en bonne santé n’est pas fou !! Cette pauvre mère est complètement perdue, le handicap venant à peine d’être accepté, on lui parle maintenant de psychiatrie, avec tout ce que cela peut avoir comme connotations négatives… Je ne peux que la comprendre, et sa détresse me transperce…

Pourtant je ne peux faire abstraction de l’enfant, de l’expression de souffrance sur son visage et dans ses yeux, de son extrême agitation… En quelques minutes, il retourne tout, casse quelque chose et se blesse avec…

Je me sens incompétente, je me sens si mère à cet instant précis… Mais l’urgence est là !! J’explique la loi à Madame, son enfant ne peut pas rester à la maison, c’est impossible légalement, mais en plus, il nécessite une prise en charge rapide et appropriée… et les parents ne sont pas en capacité de gérer un tel état. Il lui faut des soins, alors que Madame répète qu’il est en bonne santé…!

La machine administrative est lourde et compliquée pour ces parents qui ne connaissent aucune notion de “maladie mentale légère ou sévère”, ou encore moins de “maladie psychiatrique” !

Accepter que son enfant est “handicapé”est déjà si difficile !! Mais ne pas comprendre pourquoi, même handicapé, il ne peut rester dans une structure spécialisée… et que le laisser à la maison est dangereux tant pour lui que pour son entourage…

Faire le deuil de la “normalité” de son enfant est douloureux et long…

On aime ses enfants, quel qu’ils soient… et les accepter différents ne veut pas dire les aimer moins…

A partir du moment où on choisit de travailler avec des enfants, on doit savoir qu’un jour ou l’autre on peut être confronté au handicap, et savoir le gerer dans l’instant est loin d’être facile…

L’essentiel est invisible pour les yeux.

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Mortelle route…

octobre 20, 2009

Il avait 22 ans, plus un ado, mais à peine un adulte. A cet âge, quand on vit encore chez ses parents, quand on a la chance de pouvoir bénéficier de cet accompagnement, appui, amour parental, on peut preparer sa vie d’adulte sans trop de soucis…

Pourtant, sa vie à lui s’est arrêtée… à 22 ans.

Il est dans un bar d’un tout petit village, avec son meilleur ami. On boit, on s’amuse, on abuse…

1heure du matin, la soirée est plutot arrosée… et l’abus d’alcool rend irresponsable, c’est bien connu… La gérante de bar prend les clés de sa voiture: “Tu ne repartiras pas au volant dans cet état ! Dors chez ton ami !”.

Les 2 jeunes rentrent chez l’ami à pied, mais au lieu d’aller au lit, au lieu de suivre les conseils donnés juste avant, l’ami pique les clés de la voiture de sa mère, et ils partent tous 2 pour la discothèque la plus proche…

Malheureusement, le premier virage dangereux va stopper leur virée. La place du mort va une fois de plus être fatale. Le conducteur est indemne… physiquement… pas son ami… malheureusement…

Un drame de la route… un drame de l’alcool… un de plus.., comme on voit trop souvent dans les journaux au sortir des week-ends…

Chaque jour je passe devant cet arbre.. chaque jour j’emprunte cette route… chaque jour je pense à lui en voyant ces bouquets de fleurs déposés là…. je pense à ses parents, à ses proches, à son meilleur ami…

Chaque jour je pense à cette vie stoppée dans son élan… On construit sa vie, on fait des enfants, on les élève, on les éduque… et une nuit on risque de frapper à notre porte pour nous annoncer une nouvelle aussi terrible…

Personne n’est à l’abri… ça n’arrive pas qu’aux autres…

Envie de redoubler d’effort en jouant la carte de la prévention, car c’est le seul moyen qui nous reste pour avertir ses jeunes, ses ados, ses futurs adultes des dangers de l’alcool, capable de nous faire faire n’importe quoi, n’importe quel acte dangereux pour soi ou/et pour les autres !

L’alccol altère nos capacités mentales, notre capacité de concentration,… de controle de soi…

Je regarde partout autour de moi et je suis effrayée… Là ce papa alcoolique qui se suicide… là cette maman alcoolique qui frappe ses enfants… là cet accidenté de la route… là ce jeune decedé… là ce garçon de 17 ans en coma éthylique… là ces parents inquiets du futur de leurs enfants qui sortent les WE et ne rentrent pas sobres…

L’impact est immense… qui  n’a pas quelqu’un dans sa famille, dans son entourage qui abuse d’alcool ??

Effrayant, effarant…

Tant de vies pourraient être épargnées… L’alcool est présent dans 9.5 % des accidents corporels, et dans 30.7 % des accidents mortels…

Si tous les conducteurs respectaient la limite légale d’alcoolémie, on estime que 28% des morts de la route environ pouraient être évités…

Des chiffres, encore des chiffres : la route et ses accidents est la première cause de mortalité chez les 15/24 ans, et 48 % des décès chez les garçons de 15 à 19 ans…

Prevenons, parlons en… et arrêtons de croire que l’alcool est indispensable à la vie, à la fête, … cassons cet état d’esprit… Tomber dans l’abus est tellement facile… lorsqu’on est vulnérable… lorsque notre volonté perd de sa force… lorsque l’on croit que boir c’est être adulte… c’est être un homme… irresponsable…

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Perdue en temps de grippe A

octobre 4, 2009

Depuis la rentrée des classes, j’ai l’impression de ne plus entendre que cela…. La grippe A par ci, la grippe A par là.. les gestes barrières… les cas avérés, le vaccin…

Mais comment se situer au milieu de tout cela !!

Paniquer ?? non…

Y penser ??  Je ne vois pas comment faire autrement…

Bien loin d’y connaitre quoi que ce soit, j’écoute les uns et les autres, je lis de ci de là des infos… je questionne mon entourage… et je suis encore plus perdue !!

Entre ceux qui sont pour le vaccin, seul moyen d’éradiquer la maladie, ceux qui sont contre le vaccin, qui ferait pire que mieux et serait même dangereux, et ceux qui disent que l’on n’a pas assez de recul… je suis perdue !!

Je questionne ma sœur, qui est tout de même chercheur en médecine : elle a refusé de se faire vacciner…

Je questionne mon médecin en qui j’ai une confiance sans limite : “je vais me faire le vaccin d’ici quelques semaines et seulement après je pourrai te dire les effets”…

Je ne suis toujours pas plus éclairée…

Alors au quotidien, on en rigole… mieux vaut en rire !! Mais quand on m’appelle pour me prévenir que ma fille de 7 ans ne peut rester à l’école car elle a 40°C de fièvre…. beh je ne rigole plus !!!!

Je vous rassure, c’était pas la grippe, mais j’ai eu de quoi bien stresser jusqu’au verdict du médecin dans un premier temps, puis jusqu’à son rétablissement dans un second…

Et puis ses camarades d’écoles qui ont eut la gentillesse de lui dire qu’ils ne jouaient pas avec elle car elle avait la grippe…. GRRRR…. si même les enfants s’y mettent !!

Et ce que toute cette médiatisation est nécessaire ??

Oui pour ne plus parler de la crise et du chômage… parait il ??

N’y a t’il que l’avenir pour nous dire vraiment si cette grippe est si dangereuse ??, si le vaccin est si néfaste ??

Il y a de l’inquiétude, car l’impression que rien n’est clair… que les informations changent souvent… sont parfois contradictoires…


Rester zen… ne pas tomber dans la paranoïa… essayer de prendre du recul… essayer de ne pas y penser, même si on en parle partout, tout le temps, n’importe comment……  et même si au moindre éternuement on se sent scruté…

Stressant quand on est parent… car on veut le mieux pour la santé de nos enfants… et là franchement, je ne sais pas….


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Consommez du Tryo.. sans aucune modération

septembre 26, 2009

Tryo_studio_02CONSOMMEZ

Consommez, de l’emballé
Cuisinez, du tout fait
Plastifiez vos cahiers
Et Jetez les après
Mettez dans du plastique vos commissions
Y’a pas plus pratique, jusqu’à la maison,
Ils feront, de beaux sacs poubelles,
Que vous déposerez dans vos ruelles
Produisez, de l’emballé,
Et n’informez pas les gens
Que toute cette crasse accumulée
Sera encore là, dans 2000 ans.

Les arbres font de nouveaux fruits
De sacs plastiques ils sont fleuris

Pendant qu’au fond, de l’océan,

Un dauphin meurt en s’étouffant,

Les arbres font de nouveaux fruits,
Dans toute l’Afrique j’en ai cueilli
Pendant qu’au fond, de l’océan,
Nos ordures suivent le courant

Consommez, de l’emballé,
Si vous pouvez faut exporter

C’est vrai, de l’Asie à l’Afrique
Y’a grand besoin, de sacs plastiques,
Produisez, de l’emballé,
Puisque c’est dans l’aire du temps,
Et le vent, sera poussé,
Aux salissures, sur tous les continents…

Consommez, de l’emballé,
Et enterrez le tout,
Dans quelques milliers d’années,

Les archéologues diront qu’on étaient fous

Produisez, de l’emballé,
Puisque tout le monde s’en fout,
Profitez, et salissez,
La terre est à vous…

Tryo

Vous avez encore tout le week-end pour télécharger gratuitement et légalement leur dernier titre “Consommez”, extrait du prochain album live “Sous les étoiles” qui sortira le 30 novembre.

Source : www.tryo.com
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Femme et seule

septembre 18, 2009

Elles sont femmes, mères et vivent seules avec leurs enfants. Des femmes seules, célibataires, mères isolées, qui doivent assumer tout de la vie de famille.

Une famille sur 5 est désormais monoparentale, soit 2.1 millions !

Dans 85 % des cas, la mère a la charge des enfants.

Le point du quotidien est très lourd pour ces mamans solo, car travailler pour gagner sa vie et pour élever ses enfants, s’occuper des enfants, de la maison, de la voiture, des activités des enfants… relève d’un véritable défi !

Bien sur, tous les parents solo ne croulent pas sous les difficultés, car parfois l’enfant peut bénéficier d’un partage des taches avec l’autre parent.

Mais pour d’autres familles, c’est bien plus difficile, et de la souffrance en ressort. Certaines mamans, culpabilisent de ne pas avoir pu trouver la stabilité nécessaire pour leurs enfants, de ne pas avoir réussi à maintenir ou fonder une vrai famille, souffrent de ne pas pouvoir offrir par exemple des vacances à leurs enfants, car avec un salaire, la marge de manœuvre est vite réduite. Certaines mamans souffrent d’être triste de cette échec familial et sentimental, souffrent d’être surchargée de travail, de ne savoir ou donner de la tête, donc d’être beaucoup moins disponible pour les enfants, et souvent vite énervées…

Et puis, il y a celles qui ne travaillent pas….Des femmes dans cette situation, y en a des tas !! Surtout dans les quartiers où on bosse ! La précarité est à leur porte… souvent mères bien souvent avant d’être adultes, elles dérivent d’histoires amoureuses en histoires amoureuses… avec presque à chaque fois un souvenir indélébile du dernier coup de cœur : une nouvelle bouche à nourrir… Parfois jusque 4 pères différents… une fratrie où les noms se multiplient…. comme les soucis

Des démarches (pour ne pas dire bagarres…) pour les pensions alimentaires, pour les droits de visites,… elles n’en finissent pas de se confronter à la réalité bien sinistre de la vie…

Elles ont bien souvent des enfants instables, “hyperactifs”, en recherche d’identité, de limites, en recherche d’affection… ou pas…

Elles gèrent tout… le logement, les finances, l’école… l’éducation… elles gèrent tout comme elles peuvent… du mieux qu’elles peuvent… où elles laissent les enfants se gérer…

Parfois elles se lancent dans une formation, parfois un petit job… Là en général, elles se libèrent… car travailler rompt l’isolement du quartier, d’un appartement trop petit pour les jeux et les cris des enfants…

Parfois… bien souvent… elles sont au bout du rouleau… et une rencontre allume en elles l’espoir d’une vie meilleure… Et quand l’amour et la passion y met son grain de sel… cela s’enflamme… et elles sont de nouveau prête à tout pour le garder, celui-là… celui-là qui la valorise en tant que femmes…. et Dieu sait comme c’est important ! J’en rencontre parfois, heureusement pas trop souvent, qui alors “oublient” un peu leurs enfants, pour vivre des instants de bonheurs amoureux…. Leur jeter la pierre…: jamais… mais les soutenir et les faire revenir à la réalité de leur vie de mère!

La vie de femme seule n’est pas simple, et même très compliquée et fatigante… Je tire mon chapeau à toute ces mamans qui mènent leur barque avec brio… et aussi à toutes les autres, même si le bateau dérive parfois…

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Quand Brice Hortefeux dérape

septembre 13, 2009

“Sur cette vidéo que s’est procurée “Le Monde”, le ministre de l’intérieur, Brice Hortefeux, a posé pour la photo en compagnie d’un jeune militant, samedi 5 septembre lors de l’université d’été de l’UMP, à Seignosse dans les Landes. “Il ne correspond pas du tout au prototype”, plaisante M. Hortefeux en référence à l’origine arabe du jeune homme, avant d’ajouter : “Il en faut toujours un. Quand il y en a un ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes”.”

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mais où sont les bêbêtes ??

septembre 9, 2009

Nous avons un grand jardin, ornementé de quelques arbres à fleurs comme un magnolia, un rhododendron, un hibiscus, et à fruits : cerisier, framboisiers…, quelques rosiers, et fleurs de ci de là…

La joie des enfants dès le printemps, c’est d’observer les divers et innombrables insectes vivant dans le jardin, ou simplement de passage…

Mais cette année, rien, ou presque !! Où sont donc toutes ces insectes que dame nature a créée ??

J’ai du apercevoir 2 coccinelles à l’année, quelques guêpes, abeilles, quelques papillons, sauterelles…

Mis à part les fourmis qui sont toujours présentes par milliers, même les araignées se font rares !!

Ce n’est pas que je raffole des insectes, au contraire, mais je trouve cela inquiétant… Un jardin sans papillon, sans coccinelle, n’est pas un jardin !!

Certains me disent que l’hiver rude en est la cause… d’autres les pesticides… d’autres le changement de climat…. toujours est-il que sans les insectes, il manque quelque chose… quelque chose d’important à l’équilibre de la nature  !

Par exemple, aujourd’hui, en Angleterre, on a pu constater la disparition de 71% des papillons en 20 ans !!! D’où l’urgence de s’en inquiéter et la création de certains projets comme “Papillons et jardins: Les papillons sont indispensables à l’homme. Pas seulement pour les services qu’ils rendent, ou leur importance dans les écosystèmes : ils sont aussi l’incomparable petite touche de couleur qui redonne espoir dans le printemps et nous appelle à rêver.” tout est dit ! Ici le site

Comment vont se proliférer arbres et fleurs sans l’aide des abeilles et autres pollinisateurs ??

Pour ma part, je la joue toujours 100% naturel : aucun insecticide, aucun poison dans mon jardin, même pas pour sauver mes quelques plantations de la voracité des limaces… produits fait maison font largement l’affaire… mais je vois régulièrement chez les agriculteurs environnant d’énormes tracteurs aspergeant leurs champs de produits inconnus, ou mes voisins utiliser Roundup où autres poisons pour leurs jardins ou potagers… (d’où surement la mort de certains de mes chats…)

Je n’ai pas les connaissances pour analyser correctement la disparition de certains insectes… je ne fais qu’un constat inquiétant et regrettable de leur absence dans mon jardin cette année…

L’analyse en semble d’ailleurs bien compliquée, même pour certains spécialistes en la matière,car les causes en seraient multiples, si j’en crois certaines lectures, comme cet article bien intéressant et étonnant: ici.

Un monde sans insecte… un monde aseptisé… un monde trop net… un monde sans nature… un monde triste et …surnaturel… je ne veux pas ça pour mes enfants… Je veux pouvoir montrer la nature dans toute sa splendeur, une nature vivante, respirante, pleine de ses habitants insectes du plus minuscule au plus gros.., de fleurs et de verdure… et pas que sur les cartes postales ou dans les livres…

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si la vie est terrible, les journées peuvent être si belles…

septembre 6, 2009

Elle a 16 ans, et son plus grand désir est d’aller à l’école… au péril de sa vie…


Dur de lire ça alors que nous ici, quotidiennement on se bat pour que nos jeunes restent scolarisés pour les bonnes raisons que l’on sait…

Le contraste est immense, flagrant, à la limite violent…

France – Afganisthan

“Ce matin-là, comme tous les jours, les petites silhouettes bleues ont quitté leur maison pour se rendre à l’école. Comme elles habitent les unes à côté des autres, les adolescentes ont pris l’habitude de se retrouver pour faire le chemin ensemble. Peut-être bavardaient-elles sous leur tchadri, mais discrètement car les jeunes filles font en sorte de ne pas se faire remarquer : leur ville, Kandahar, est restée le fief des talibans même après la libération du pays en 2001. Et puis, tout à coup, dans un nuage de poussière, des motos sont apparues. La scène s’est déroulée rapidement, dans une grande violence. Des hommes, après avoir forcé les lycéennes à se dévoiler, ont aspergé leur visage d’acide avec un pistolet à eau. Trois d’entre elles sont aujourd’hui dans un état grave, les autres sont blessées à des degrés divers. A l’hôpital, quand Atefa, 16 ans, a déclaré qu’elle retournerait le plus vite possible à l’école, sa sœur Shamsia, une des plus touchées, gémissait de douleur. Le visage totalement brûlé, elle a pourtant affirmé à ses professeurs : « Même s’ils recommencent cent fois, même s’ils doivent me tuer, je continuerai mes études. »”

Du courage, une force de vie et d’apprendre incroyable pour ces jeunes filles cachées derrière leurs voiles. Des vies sans droit, qui tentent malgré tous les interdits et dangers d’apprendre, de s’instruire.

Et la chasse des talibans à la scolarité en général (120 enseignants assassinés) , et à celle des filles en particulier est dernièrement sans relâche. A ce jour, 30 000 enfants, dont la plupart des filles sont descolarisées.

A voir le visage défiguré de ces jeunes filles, la souffrance dans leurs yeux, je me dis que la vie est terrible… On ne choisit pas où on nait, où on vit… certes… mais lorsqu’on voit de telles leçons de vie, on ne peut que se rendre compte qu’on est chanceux de vivre dans un pays où dès 3 ans nos enfants prennent le chemin de l’école, inconsciemment…

L’école est une chance… quelque soit le pays où l’on vit… la chance de s’instruire, de se socialiser, de croire en un avenir… et pour ces jeunes filles, une journée d’école doit être une belle journée où elles oublient peut-être pour un moment leurs demi-vies…