Archive de la catégorie «job»

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Zèle ??

novembre 14, 2009

19h45 – 0°C

Voici ce qu’annonce l’ordinateur de bord de ma voiture, ce mardi, alors que je roule dans une forêt perdue des Ardennes.

Mais qu’est-ce que je fous là !!! Ma place n’est-elle pas plutot chez moi, à côté de mes enfants et de mon mari, bien au chaud….??

Du zèle ? Peut-être oui…. 7 heures supplémentaires cette semaine… et le soir bien sur…. non payées…

Travailler plus… pour gagner… moins !!

Et oui… mes frais de déplacement se font désirer depuis… mai, je n’ai pas été augmentées depuis… je ne me souviens plus… une éternité  !!

Bon j’arrête de me plaindre… c’est formidable d’être fonctionnaire !! Au moins, j’ai un boulot sur… !!

J’ai juste un diplôme reconnu BAC + 2 au lieu de Bac + 3.… et donc rémunéré au rabais….! Mais je ne me plains pas… j’ai pas choisi cette voie pour l’argent…. sinon je serai Président de la République, ou membre de ce cher gouvernement….

J’ai les vacances scolaires… donc beaucoup de vacances et toujours en même temps que mes enfants, ça c’est un choix de vie !! Mettre la priorité sur ses enfants, tout en travaillant !

Et j’ai un métier que j’adore….

…sans voiture de fonction, sans secrétariat, où on doit s’installer dans des établissements et quémander les moyens de fonctionnement: un bureau,un téléphone, un pc, une connexion internet, une armoire qui ferme,….

Ça parait pas grand chose, mais parfois, cela demande une énergie considérable et plusieurs mois pour obtenir ne serait-ce qu’un bureau décent…. (plusieurs années..?)

Alors oui, j’adore ce métier: la preuve: je fais du zèle… pour me retrouver parfois malmenée par du personnel autre que social de cette grande maison qu’est l’EN…. pour me retrouver à faire “le pompier de service” sur des situations rocambolesques… pour me retrouver face à des parents maltraitants, face à des enfants mutiques, face à des ados mythomanes…. pour me retrouver à 20h du soir en dehors de mon foyer après 2 heures de visite à domicile chez une famille accablée…

Conscience professionnelle : oui… amour du travail bien fait… envie d’avancer… et de faire avancer quelque peu ce monde où l’humain est laissé de côté, pour un profit et une société de consommation toujours plus prégnante…!

Je n’aurai pas de médaille, ni de reconnaissance de ce gouvernement qui ne sait même pas que le service social de l’éducation nationale existe…. J’aurai juste la chance de pouvoir fermer les yeux le soir en m’endormant dans mon petit nid douillet sans trop de pensées pour toutes les préoccupations de mes journées si chargées….

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Battue : dire non… pas si facile.

novembre 8, 2009

Un tout petit oiseau… On dirait un tout petit oiseau, recroquevillée dans ses plumes, comme pour exister le moins possible, comme pour être transparente, comme pour disparaitre…

Elle est là, face à moi, si jeune, si fragile, si détruite…!

Et j’ai envie d’hurler, d’hurler ma colère contre ce monde parfois si cruel, contre cet homme qui la détruit…!

Elle n’a que 22 ans, et est déjà mariée depuis 3 ans. Mariage d’amour ? “Je le connais depuis toujours” me répond-elle…. Je connais la chanson… Sauf qu’à peine après 2 semaines de mariage et son arrivée en France, il a déjà commencé… Commencé à la battre, à la violenter verbalement, physiquement…

Un petit oiseau avec malgré tout de la force, et de l’espoir… De l’espoir en ce mari qui va forcément changer… qui redeviendra comme celui qu’elle connaissait, avant le mariage… Toutes les excuses du monde lui sont trouvées : son entreprise qui bat de l’aile, une maman trop envahissante, une cohabitation avec cette dernière difficile…

Elle était alors venue me voir, sans jamais parler de violences, et on avait travaillé ensemble… Un appartement trouvé pour le couple, et l’espoir avait de nouveau grandit…: tout ira mieux !

Puis en début d’année, elle est repassée, encore plus “petite que l’année dernière”: le chômage, la maladie de sa belle-mère… tout ne va pas si bien. Mais je ne pensais pas qu’elle vivait l’enfer… comment imaginer, comment savoir quand les mots ne suivent pas…?

Hier elle a poussé ma porte, un regard fuyant, se cachant dans ses cheveux, se recroquevillant sur elle-même..Et elle n’est plus que l’ombre d’elle même… : à peine 40 kg, je ne sais pas comment elle tient… blanche, cernée, toute petite….

Son regard est profond lorsqu’elle arrive enfin à mettre les mots… regard profond et humide, accompagné de sanglots… 3 ans que cela dure, et elle n’a plus d’espoir… C’est fini, l’amour est parti, l’espoir aussi… et le courage d’affronter cette vie a fait place…

Elle va divorcer, prendre sa vie en main, dire non, refuser enfin ses violences verbales, physiques, sexuelles que ni son corps ni son esprit ne peuvent continuer à supporter… Mais elle a peur… et moi aussi !

Facile de dire : je pars, je le quitte, je me mets face à lui et je dis “c’est fini”. Encore plus facile de dire : je porte plainte, et je rentre chez moi le soir… Facile à dire, mais la réalité est toute autre…!

J’ai peur pour elle car je sens qu’elle est horrifiée à l’idée de faire ses démarches. Son regard me le dit, ses mots me le confirment : “si je rentre après ça il me tue.”

A ce moment, sa scolarité n’est pas une priorité, dommage, mais c’est sa vie qui est en jeu.

Et moi aussi je suis horrifiée tant je comprends l’ampleur de tout cela.

Comment faire dans un si petit département avec de si petites villes où tout le monde se connait ! Un si petit département avec aucune structure d’accueil spécialisée.. Comme l’aider comme il se doit, sans moyens !

Elle est comme un petit oiseau, qui va quitter son nid… un nid devenu trop dangereux pour elle… elle va prendre son envol pour survivre. Le parcours va être difficile, compliqué… Peut-être des chutes… le moins possible j’espère. Et mon envie d’hurler est toujours présente… encore plus peut-être, alors que je suis en week-end, mais que je sais que demain, 9heures, elle sera là, pour cet envol… pleine d’espoir, de peurs et de désespoir.

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Le handicap des enfants : sujet des plus difficiles.

novembre 4, 2009

Étudiante, lors de ma recherche de stage, j’ai été pour le première fois de ma vie exposée au handicap mental d’enfants. Je me suis présentée dans une structure accueillant de jeunes enfants handicapés mentaux lourds, et j’ai pris mes jambes à mon cou… Est-ce honteux de dire que cela m’effrayait, me retournait le cœur et que je me sentais incapable d’assumer une telle tache…?

L’image de l’enfant, cette “jolie tête blonde”, l’innocence, les rires, l’insouciance, le bonheur est totalement déformée face aux enfants handicapés mentaux… et même sans être mère, cette image me faisait violence.

Je me suis alors tournée vers les adultes psychotiques et ce fut une expérience extraordinaire qui m’a appris énormément !!

En tant que professionnelle, j’ai travaillé pendant 1 année dans des commissions évaluant les enfants pour leur futur orientation. Handicap physique, handicap mental, maladies graves, maladies psychiatriques, troubles du comportement, ou simple retard scolaire, j’ai vu passé des noms d’enfants à longueur de journées…

Rien que des dossiers, avec rapports médicaux et expertises psychiatriques, trop rarement rapports sociaux, mais je dois dire que cela était éprouvant de se dire que tant d’enfants n’entraient pas dans la norme pour être scolarisés en établissement ordinaire.

Je suis aussi allée plusieurs fois en visite à l’IME (Institut Médico Educatif), et à chaque fois, c’est bouleversée que j’en ressortais, tout en étant admirative du travail formidable effectué par les professionnels !

Récemment, j’ai reçu une maman et son fils de 7 ans. Et j’ai été si bouleversée, que l’image de l’enfant ne peut quitter mon esprit… Cet enfant a de graves troubles du comportement jamais réellement diagnostiqués à cause du refus des parents face au handicap. Madame me dit que son enfant dort bien, mange bien, n’a aucun souci face aux examens médicaux, a d’excellents résultats à sa prise de sang, donc qu’il n’est pas malade !

Effectivement, j’ai face à moi un grand gaillard de l’âge de ma fille, très mignon, respirant la pleine santé. Pourtant, il ne me faut qu’un quart de seconde pour me rendre compte qu’il y a “un problème“. Je comprends vite qu’il sagit d’A, le petit garçon de l’école primaire qui avait tant mobilisé d’énergie les années précédentes pour la communauté scolaire. Il faut savoir qui si les parents refusent l’orientation en établissement spécialisé préconisée par la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées), l’enfant reste scolarisé en milieu ordinaire. Voilà ce qui s’est passé pour ce petit élève : l’école a essayé de faire comprendre que sa scolarisation était impossible, pourtant, il est resté scolarisé, avec l’aide d’un AVS (assistant de vie scolaire). Sa dernière année s’est réduite à 2h par jour de scolarisation avec l’AVS tant ses difficultés augmentaient.

Finalement, en désespoir de cause, les parents ont décidé de faire confiance à l’école et à la MDPH, et ont accepté l’entrée en IME. Et là, après 15 jours de présence dans cet établissement, l’équipe est sure d’elle : cet enfant est dans un tel point de souffrance et de troubles comportementaux qu’il a besoin d’une hospitalisation d’urgence en hôpital psychiatrique !

J’ai donc devant moi cette maman désespérée par la situation… son enfant en bonne santé n’est pas fou !! Cette pauvre mère est complètement perdue, le handicap venant à peine d’être accepté, on lui parle maintenant de psychiatrie, avec tout ce que cela peut avoir comme connotations négatives… Je ne peux que la comprendre, et sa détresse me transperce…

Pourtant je ne peux faire abstraction de l’enfant, de l’expression de souffrance sur son visage et dans ses yeux, de son extrême agitation… En quelques minutes, il retourne tout, casse quelque chose et se blesse avec…

Je me sens incompétente, je me sens si mère à cet instant précis… Mais l’urgence est là !! J’explique la loi à Madame, son enfant ne peut pas rester à la maison, c’est impossible légalement, mais en plus, il nécessite une prise en charge rapide et appropriée… et les parents ne sont pas en capacité de gérer un tel état. Il lui faut des soins, alors que Madame répète qu’il est en bonne santé…!

La machine administrative est lourde et compliquée pour ces parents qui ne connaissent aucune notion de “maladie mentale légère ou sévère”, ou encore moins de “maladie psychiatrique” !

Accepter que son enfant est “handicapé”est déjà si difficile !! Mais ne pas comprendre pourquoi, même handicapé, il ne peut rester dans une structure spécialisée… et que le laisser à la maison est dangereux tant pour lui que pour son entourage…

Faire le deuil de la “normalité” de son enfant est douloureux et long…

On aime ses enfants, quel qu’ils soient… et les accepter différents ne veut pas dire les aimer moins…

A partir du moment où on choisit de travailler avec des enfants, on doit savoir qu’un jour ou l’autre on peut être confronté au handicap, et savoir le gerer dans l’instant est loin d’être facile…

L’essentiel est invisible pour les yeux.

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Que du positif !!

octobre 24, 2009

Cette année semble être une “drôle” d’année au niveau de mon travail… pleine de surprises…!

Après l’agrandissement de mon secteur à hauteur de 900 élèves, un maire avec le bras très long et l’intelligence de ma chère chef ont permis l’arrivée d’une nouvelle collègue qui travaille depuis 15 jours en binôme avec moi 4 jours  par semaine !! C’est une sacré aventure, stressante au début, puis intéressante, et finalement très sympa !

Ma nouvelle collègue, toute nouvelle dans le métier est de plus très sympathique : on s’entend plutôt bien !… ouf…!

Du coup, il a fallut tout réorganiser, et m’habituer à être “observée”, puis donneuse de conseils professionnels ! … Mais ça roule, et je suis certaine qu’elle saura vite se dépatouiller toute seule !

Et dernière IMMENSE nouvelle, après 9 ans d’attente, d’espoir et de désespoir, mon fameux bureau si affreux va se voir offrir un petit coup de jeune !!! …. Dès lundi, pendant nos vacances tant méritées, 3 élèves que je connais bien et une éduc de prev vont rénover mes murs dans le cadre d’un chantier éducatif !! Projet qui me tenait à cœur depuis si longtemps….!!!

Va juste falloir que je dise adieu à “mon mur des souvenirs”…. snif……

Mais ce n’est…

… que du positif !

… que du bonheur..!

Sur ce, WE à Paris pour déconnecter complétement et bien commencer les vacances !!!!

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Comment parler contraception ?

septembre 30, 2009

Campagne décalée sur la contraception

Cette année, l’Institut national de la prévention et de l’éducation en santé (Inpes) lance une campagne décalée sur la contraception. Visant principalement les 18-30 ans, cette initiative vise à favoriser le dialogue au sein du couple, à lutter contre les idées reçues et également à promouvoir la diversité de l’offre contraceptive. Plus étonnant, l’accent est également mis sur l’implication des hommes autour de cet enjeu qui concerne le couple et pas uniquement la femme. Pour cela, la mise en scène “d’hommes enceintes” confrontés à des retards des règles, l’utilisation d’un test de grossesse…, permet de capter l’attention des hommes tout en interpellant les femmes.

Ces spots sont diffusés sur les différentes chaines TV jusqu’au 5 septembre, mais aussi sur les ondes radios jeunes et généralistes.

Elles sont assez surprenantes, et je me situe en tant que femme ! Je me demande quel impact cela peut-il avoir chez l’homme, et le jeune en particulier.

La France est un des pays au Monde possédant le taux le plus élevé d’utilisation de contraception médicalisée, la plus efficace. Le nombre de grossesse non désirée a diminuée, mais le taux de recours à l’IVG (Interruption Volontaire de Grossesse) a augmenté, particulièrement chez les jeunes de 15 à 19 ans.

Ce qui prouve qu’il y a encore du travail de prévention à faire, et tant du côté des demoiselles que des messieurs !

J’espère que cette campagne des plus originales aura l’effet escompté. “Faut-il que les hommes soient enceintes pour que la contraception nous concerne tous ??”

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Femme et seule

septembre 18, 2009

Elles sont femmes, mères et vivent seules avec leurs enfants. Des femmes seules, célibataires, mères isolées, qui doivent assumer tout de la vie de famille.

Une famille sur 5 est désormais monoparentale, soit 2.1 millions !

Dans 85 % des cas, la mère a la charge des enfants.

Le point du quotidien est très lourd pour ces mamans solo, car travailler pour gagner sa vie et pour élever ses enfants, s’occuper des enfants, de la maison, de la voiture, des activités des enfants… relève d’un véritable défi !

Bien sur, tous les parents solo ne croulent pas sous les difficultés, car parfois l’enfant peut bénéficier d’un partage des taches avec l’autre parent.

Mais pour d’autres familles, c’est bien plus difficile, et de la souffrance en ressort. Certaines mamans, culpabilisent de ne pas avoir pu trouver la stabilité nécessaire pour leurs enfants, de ne pas avoir réussi à maintenir ou fonder une vrai famille, souffrent de ne pas pouvoir offrir par exemple des vacances à leurs enfants, car avec un salaire, la marge de manœuvre est vite réduite. Certaines mamans souffrent d’être triste de cette échec familial et sentimental, souffrent d’être surchargée de travail, de ne savoir ou donner de la tête, donc d’être beaucoup moins disponible pour les enfants, et souvent vite énervées…

Et puis, il y a celles qui ne travaillent pas….Des femmes dans cette situation, y en a des tas !! Surtout dans les quartiers où on bosse ! La précarité est à leur porte… souvent mères bien souvent avant d’être adultes, elles dérivent d’histoires amoureuses en histoires amoureuses… avec presque à chaque fois un souvenir indélébile du dernier coup de cœur : une nouvelle bouche à nourrir… Parfois jusque 4 pères différents… une fratrie où les noms se multiplient…. comme les soucis

Des démarches (pour ne pas dire bagarres…) pour les pensions alimentaires, pour les droits de visites,… elles n’en finissent pas de se confronter à la réalité bien sinistre de la vie…

Elles ont bien souvent des enfants instables, “hyperactifs”, en recherche d’identité, de limites, en recherche d’affection… ou pas…

Elles gèrent tout… le logement, les finances, l’école… l’éducation… elles gèrent tout comme elles peuvent… du mieux qu’elles peuvent… où elles laissent les enfants se gérer…

Parfois elles se lancent dans une formation, parfois un petit job… Là en général, elles se libèrent… car travailler rompt l’isolement du quartier, d’un appartement trop petit pour les jeux et les cris des enfants…

Parfois… bien souvent… elles sont au bout du rouleau… et une rencontre allume en elles l’espoir d’une vie meilleure… Et quand l’amour et la passion y met son grain de sel… cela s’enflamme… et elles sont de nouveau prête à tout pour le garder, celui-là… celui-là qui la valorise en tant que femmes…. et Dieu sait comme c’est important ! J’en rencontre parfois, heureusement pas trop souvent, qui alors “oublient” un peu leurs enfants, pour vivre des instants de bonheurs amoureux…. Leur jeter la pierre…: jamais… mais les soutenir et les faire revenir à la réalité de leur vie de mère!

La vie de femme seule n’est pas simple, et même très compliquée et fatigante… Je tire mon chapeau à toute ces mamans qui mènent leur barque avec brio… et aussi à toutes les autres, même si le bateau dérive parfois…

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un métier : AS

août 31, 2009

Allez… c’est la rentrée…. un peu de sérieux après 2 mois de laisser-aller, voire plus…. Retour sur ce métier qui est le mien, et dans lequel je dois à nouveau me glisser… dès demain…!

Je suis Assistante sociale ou assistante de service social, qualification que j’ai obtenue après 3 ans d’études supérieures, stages, et passation d’un mémoire.

Métier vaste, flou, pas toujours évident à expliquer suivant le lieu d’exercice.

“Les assistants de service social peuvent intervenir auprès de publics très différents : enfants, adolescents, adultes, personnes âgées, malades, handicapés… D’une façon générale, ils mènent “des interventions sociales, individuelles ou collectives, en vue d’améliorer par une approche globale et d’accompagnement social les conditions de vie des personnes et des familles”.

Plus précisément, leurs missions consistent à :

– accompagner et soutenir les personnes aux prises avec des situations de changement ou de difficultés sociales ;

– informer sur les droits, par exemple aux prestations sociales, aux soins médicaux, au logement,à la formation;

– orienter en fonction des demandes, vers des centres d’accueil et différents spécialistes ;

Par ailleurs, c’est la seule profession sociale à être spécifiquement soumise au secret professionnel.”

Pour ma part, je suis assistante sociale au sein de l’Education Nationale, donc membre du service social en faveur des élèves.

Mes “missions sont d’apporter écoute, conseils et soutien aux élèves, pour favoriser leur réussite individuelle et sociale. S’inscrivant dans le cadre d’une prévention globale en faveur des élèves, les assistant(e)s de service social exercent des fonctions visant à aider les personnes, les familles ou les groupes connaissant des difficultés sociales, à faciliter leur insertion et à rechercher les causes qui compromettent l’équilibre psychologique, économique ou social. Ils participent ainsi directement aux missions du service public de l’éducation. ” (Sources : Collectivités recrutement)

Voilà de bien belles définitions… Pourtant, quand on est sur le terrain, on se rend vite compte que la vision des autres est tout autre, et que l’étiquette AS n’est pas toujours facile à porter.

Voici un aperçu des fantasmes et idées reçues que le public véhicule sur l’assistante sociale:

  • placeuse d’enfants / vols d’enfants
  • placement/ enlèvement/ les retire: “fouineuse”
  • cherche la petite bête: “sale bonne femme”
  • assistanat financier
  • elle donne plein de sous
  • elle fait à la place de
  • elle aide toujours les mêmes: injuste
  • elle contrôle, flique, regarde dans le frigo
  • enquêteuse sociale : on doit lui montrer la chambre
  • métier difficile, à risques, dangereux
  • cas lourds à traiter: “vous devez en voir…”
  • jamais là, “pause café”, bavarde, toujours en réunion
  • trop gentille ou trop méchante
  • les familles ne les aiment pas
  • problèmes graves, dénonciation
  • peurs, craintes
  • psy, dérange, dit ce qu’il ne faut pas

Une fois qu’on a entendu toutes ces remarques, on relativise, et on essaye de montrer qu’on est tout sauf ça !!

J’ai toujours un sourire quand je vois l’image de l’AS à la TV : femme l’air sévère tailleur et petites lunettes… D’ailleurs, une de mes questions lors de mon entretien d’embauche fut celle de l’habillement ! Ouf, j’ai été vite rassurée !!…

Pourquoi j’ai eu un jour l’idée de faire ce métier ??  Je mentirai si je ne vous parlais pas de la série “Pause café”… Apporter mon aide et mon soutien aux enfants en souffrance m’a tout de suite donné envie… et je ne regrette rien ! Je trouve très dommage de lire certaines “affaires de dénonciation”… cela me parait fou, impossible même !! Nous avons un code de déontologie, notre livre de chevet… ajouté à cela le secret professionnel auquel on est soumis, des dérapages ne devraient pas arriver… mais l’erreur est humaine…

Je suis jeune professionnelle… jeune “pause thé”… qui essaye de pallier à notre mauvaise réputation, et exercer aux mieux ses missions… avec les moyens à disposition… c’est à dire peu de moyens… Mais c’est un métier formidable, et je le conseille à tous ceux qui aiment les gens….

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Mur à Mots

juillet 13, 2009

J’ai refermé la porte, doucement, derrière moi… un dernier regard vers ces lieux… pourtant si hideux…

Un dernier regard furtif vers ce bureau… ces chaises… ce mur… Mon mur…

Pas le mur des lamentations… loin de là… le mur à mots… le mur à souvenirs

Il y a quelques mois je vous le présentais, avec les quelques cartes ci et là…

Cette année mouvementée l’a bien agrémentée : cartes postales, photos, petits mots…

Des petits bouts des personnes que j’aime… des petits bouts de vous m’ont accompagnés toute l’année… face à moi, au dessus de mon pc… chaque jour sous mes yeux… pour m’aider à surmonter les moments pas toujours faciles de ma vie professionnelle…

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Ce bureau hideux qui est mien depuis 9 ans… je crois que je l’apprécie beaucoup… chargé de tant de souvenirs, de tant d’émotions, de tant de moments passés avec les uns ou les autres…

Ce bureau où j’ai appris chaque jour un peu plus de mon métier… des heures d’entretiens… des heures de téléphone… des heures d’écriture… des tas de sourires… des larmes parfois….

Ce bureau, c’est aussi les copines… depuis 10 ans : Célestine, Mi-Jo, Marie-Lou (JOYEUX ANNIVERSAIRE :) , Pat, Véro… et toutes les autres… Ce bureau c’est l’amitié… aussi… surtout…

J’ai refermé la porte, plante dans une main… boite à thé dans l’autre…

et j’en ai ouvert une autre… celle de ma maison, de mon jardin, de ma famille

… me voilà 100% à elle pour 2 mois…

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Bien écouter, c’est presque répondre…

juillet 1, 2009

Être à l‘écoute… quotidien de mon job….

je ne suis pas psy, non, loin de là…

c’est un face à face, des questions, réactions,

courts ou longs

simples ou compliqués

emplis d’émotions bien souvent…

écoute attentive qui aboutit à des révélations, des véritables secrets, livrés, là…..

dont je deviens détentrice… trésor caché au fond d’un coffre dont je suis parfois la seule à avoir la clé…

Lourde et pesante tâche….

Écoute des élèves, enfants, ados, jeunes adultes…

Écoute des parents, grands parents, familles, frères, sœurs…. dépassés…. en souffrance…

Écoute de collègues, quelque soit la profession…

Écoute d’amis…

Je pousse une porte, et l‘écoute s’invite bien souvent avec moi…

Je m’assois, ouvre grand mes yeux et mes oreilles

Comme si j’étais faite pour ça….

Des oreilles pour les autres

une attention à toute épreuve

une disponibilité sincère…

Les gens se confient… ont confiance… naturellement….

Qu’est-ce qui fait ça… je m’interroge…?

mon étiquette d’AS,

ma patience et tolérance

mon sourire à toute épreuve….?

Je suis heureuse de ce rôle qui m’incombe,

fière même d’inspirer cette confiance…

Mais en cette fin d’année,

je me sens fatiguée…. éreintée… pleine des soucis des autres…

Besoin de vider ma tête………..

Hâte d’être en vacances… reposer mes oreilles, mon esprit, mon sourire aussi….

moi

La connaissance parle, mais la sagesse écoute. (Jimi Hendrix)

Qui parle sème, qui écoute récolte (Pythagore)

L’écoute reste la grande oubliée de notre société moderne en pleine révolution des  communications (Jean Dion)

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fin d’année…

juin 27, 2009

Et oui, quand on bosse dans l’EN, on compte en année scolaire, et pas en année civile, ce qui fait qu’en juin on est déjà à la fin de l’année !!!….

Alors me voilà à 2 semaines des grandes vacances… car depuis ma première scolarisation, je suis toujours juillet et aout, en grande vacances…. éternelle jeunesse que de travailler à l’EN !!

Et ça se sent, que c’est la fin…. !!

Déjà, il fait un peu meilleur… si si, on peut enfin sortir bras nus et gambettes à l’air…

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Ensuite, ma grande, bien loin du Bac, est tout de même revenue diplômée… doublement !! Le diplôme de caneton à la piscine…. et son premier diplôme d’initiation au piano !!!! Elle est toute fière de ces beaux papiers cartonnés, et de son beau bulletin de fin d’année :

“Une volonté à toute épreuve, un travail sérieux et régulier emmènent (déjà !) Lila au CE2 : félicitations et continue sur cette voie !”

… alors que Prune vit ses derniers moments à la crèche… pas facile de quitter Anne, Vanessa et Isabelle qui ont pouponné la minette pendant ces 3 années dans la joie et la bonne humeur…

Moins drôle, fin d’année rime toujours avec départs… départs en retraite, et cette année je “perds” une collègue AS…

puis les mutations, si courantes !!:

…. Alex, chère secrétaire qui vient souvent sur mon blog, part dans un département voisin… snif, snif…. , 1 collègue et amie du CIO et un de “mes” CPE partent eux aussi, mais pour notre chef lieu… pffffffffff….

Et nous, fidèles au poste… on reste !

Dernières semaines, c’est aussi synonymes de pot, resto, et fiesta… histoire de fêter ça !

Alors autant vous dire que certaines journées vont être très…. mouvementées et longues… jusqu’au bout de la nuit !!!! 7 repas, pots et soirées pour ces derniers 9 jours à travailler…. de quoi reprendre les kg perdus…. et passer de bons moments avant la fin… de l’année… scolaire !

(petit merci au papa de s’occuper des filles pendant que maman… travaille….!!)