
Thème de la semaine avec Jiminix, Tooptoop, Moony, Erika et Gus…
Pas très gai comme thème, mais d’actualité, suite au décès de Chantal Sébire,
cette femme gravement malade demandant le droit de pouvoir bénéficier de l’euthanasie.
“Euthanasie”, dont l’étymologie signifie “bonne mort“…Voilà, pour moi tout est dit…
Associer le mot “bon” à “mort” semble contradictoire,
c’est vrai… car le mot “mort” irait plutot avec “fin”, “douleur”, “tristesse” et “peur”.
Oui, avec FIN. … fin de vie, mais parfois aussi fin de la douleur, de la tristesse, de la maladie, de la peur.
L’envie de mourir, non pas parce qu’on est dans un état dépressif et que la mort est la seule issue, mais l’envie d’en finir avec une vie dans laquelle on souffre et on ne se sent pas digne… Envie de mourir dans la dignité…
Quand la mort d’un proche devient un soulagement, tellement la maladie a affecté tout le monde… le malade par sa souffrance physique et psychologique, mais aussi son entourage…
Je vois encore cette maman venant m’annoncer le décès de son mari comme une délivrance… ce qui n’enlève en rien l’immense tristesse et souffrance d’avoir perdu un être très cher, mais comme une délivrance quand même.
Ne plus avoir à affronter la souffrance de celui qu’on aime
et se sentir si impuissant pour le soulager,
Supporter la violence verbale des derniers temps tant la souffrance rend irrascible …
et vivre un calvaire terrible…pour l’épouse, les enfants…
Alors oui cette dame a été soulagée que les souffrances et la maladie transformant le père de ces enfants en quelqu’un de si différent, s’arrêtent…
mais malheureusement cela s’est fini avec le décès de ce dernier…
Peut-être que si ce monsieur avait été accompagné dans sa fin de vie autrement,
cela aurait évité à cette famille de vivre de tels moments difficiles...
la maladie et la mort d’un être cher à elles seules étaient déjà suffisamment douloureuses...
Qu’est-ce que je ferai si j’étais confrontée à cette situation ?
Difficile à imaginer tant qu’on ne la vit pas...
Si ça devait être un proche, je pense que je chercherai la force pour dire oui à ses dernière volontés, mais je ne sais pas si sincèrement je l’aurai, cette force, de faire partir un être cher. Car tant qu’il est là, même s’il y a souffrance, il y a espoir…
Si c’était pour moi, je n’aurai certainement pas le courage de demander ça à un de mes proches… Le faire moi-même oui, mais pas infliger cela à ceux que j’aime…
Le demander à un médecin en qui on a confiance… la meilleure solution…
donner la mort un acte médical ??:
Non.
Permettre une fin de vie digne…
abréger des souffrances d’une vie sans aucun espoir de guérison:
…oui.
J’imagine l’état de ces familles plongées dans ce questionnement et dans ce dilemne…
Il est vraiment dommage que la loi française ne se mette pas enfin à la hauteur
des lois de certains homologues européens…
De nouveau c’est à 2 vitesses…
Ceux qui peuvent se rendre à l’étranger… pour en finir…
et les autres, qui ne peuvent que subir…
et attendre la fin, dans l’horreur de la souffrance et la culpabilité…
Il est vraiment dommage que ce soit des histoires vécues et douloureuses qui fasse réflechir le législateur…
L’Homme est seul titulaire des droits associé à son corps, seul maître de sa vie ;
c’est la simple application de la liberté individuelle.
Il doit être le seul à décider de ce qu’il veut faire de son corps mais aussi de son esprit,
c’est-à-dire de ce qui fait qu’il existe en tant qu’Homme.
